La Marche du Sexe – Causette

Avoir rendez-vous avec un homme anglais de 54 ans, pour faire une interview « Marche du sexe », c’est, inévitablement penser au sketch des Monty Python, sur le « Ministère des marches ridicules ». Et puis, penser au Monty Python, c’est avoir la chanson finale du film La Vie de Brian, « Always look on the bright side of life » en tête. En cette journée d’hiver, je marche donc en sifflotant pour retrouver David. On se retrouve le long de la Tamise, à Londres, à Gabriel’s Wharf, une ex zone industrielle, réaménagée en zone piétonne, où se côtoient joggeurs, familles avec poussettes, et amoureux. Il fait froid mais le ciel est très bleu. J’affiche un grand sourire. David, lui, a l’air plus inquiet. Je l’ai rencontré il y a quelques mois, en France, lors d’un dîner chez des amis. Sa réserve teintée d’humour très british m’avait plu. Ex journaliste, aujourd’hui rédacteur pour des organisations internationales, c’est lui qui d’habitude pose des questions. Et puis, m’a-t-il confié quelques semaines auparavant, quand je lui ai proposé de faire cette marche, « je suis père de deux jeunes enfants, de 1 et 4 ans, ma vie sexuelle n’est vraiment pas terrible ». « On verra où cette marche nous mènera », lui avais-je répondu. Et elle était tout sauf ridicule.

La suite de l’article dans le Causette (n°85) de janvier 2018