« Epingler les garçons au mur » pour le Huffington Post @Camille Emmanuelle

La chronique érotico-culturelle de Camille Emmanuelle
Un article publié dans le Huffington Post
(c) Fred Bernard

(c) Fred Bernard

Retour de vacances. Ceux qui ont eu la chance de partir reviennent frais, dispos, reposés, le corps en éveil et ambré. Ceux qui n’ont pas eu cette chance -et ils sont de plus en plus nombreux compte tenu de la crise- ont regardé avec concupiscence les photos des vacanciers sur Facebook. Couchers de soleil, pieds dans le sable, barbecues, et, et, l’inévitable photo de réseaux sociaux, qui consiste à faire bizarrement un grand saut au bord de l’eau, bras et jambes écartés. Où sont passées les pin-ups d’antan ? Celles qui posaient, fièrement, les reins cambrés et les seins sortis, affichant un sourire absolument pas naturel mais tout à fait charmant ? Les starlettes des plages, les séductrices des bords de l’eau, les tentatrices de l’été ? Elles semblent avoir été remplacées par des filles qui font des duck faces… Nostalgique, moi ? Oui, un petit peu, de la photo ou de l’illustration de pin-up. Celle que les camionneurs américains arboraient fièrement dans leurs cabines, celle qui faisait rêver les ados lecteurs de Playboy ou de Lui, en France. Pin-up veut dire littéralement « jeune fille épinglée au mur ». Son âge d’or : les années 50, avec notamment les superbes illustrations de l’américain Gil Elvgren. Lire la suite

« Le plaisir made in France » pour le Huffington Post @Camille Emmanuelle

La chronique érotico-culturelle de Camille Emmanuelle

Un article publié dans le Huffington Post

@Fred Bernard

@Fred Bernard

Ah ! Paris l’été… Ses métros bondés où dès 8h du matin il y a des gens, je ne sais pas comment ils font, ils sentent déjà la transpiration. Son air saturé, qui donne une jolie lumière rose le soir, mais quand on comprend que c’est la pollution c’est moins joli. Ses terrasses prises d’assaut, où quand on attend quelqu’un, on se prend des regards qui tuent quand on dit que non, désolée, cette place n’est pas libre.

Mais aussi… Ses jolies filles au robes virevoltantes qui laissent apparaître des décolletés affriolants et des jambes bronzées, ses apéros qui durent jusque 2h du matin, car vraiment, on est bien, là non ? Lire la suite

« Je veux être une ladyboy » pour le Huffington Post @Camille Emmanuelle

La chronique érotico-culturelle de Camille Emmanuelle

Un article publié dans le Huffington Post

Fred Thai

Je suis, depuis toujours, fascinée par le cabaret. La magie du travestissement, et de la performance scénique, qu’elle soit drôle, impressionnante, ou émouvante, me touche. Petite, je me déguisais régulièrement, pour la plus grande joie de mes parents, à qui je présentais des « shows ». J’ai tout de même un mauvais souvenir. Un jour je participais à un concours de déguisement organisé par le Club Mickey de l’Ile Tudy, et j’étais en coccinelle. Mais ma mère m’avait peint une coccinelle sur le visage. Alors que j’avais DEJÀ un corps de coccinelle, fabriqué avec un parapluie coupé. Donc j’aurais dû avoir le visage tout noir, tout simplement. J’avais beaucoup pleuré à l’époque. Devenue adulte, j’ai laissé tomber les insectes. J’organise avec Louis(e) de Ville des ateliers drag-kings, où on apprend aux femmes à se transformer en hommes, et je programme bientôt pour le Blue, à Paris, des soirées de nouveau cabaret.

En vacances en Thaïlande, à Koh Tao, je suis donc ravie quand je découvre, dans une rue de Sairee, the Queens Cabaret, un cabaret de ladyboys.  Lire la suite