Chronique dans Playboy

« Chères misses Octobre1970,

Pour ce spécial « couple », je vous ai choisies, vous, Madeleine et Mary Collinson, les premières jumelles à apparaître en page centrale de Playboy. Dans l’histoire du magazine, il n’y a seulement que six jumelles (soit 12 playmates) à avoir posé ainsi dénudées. Je dis « seulement », et pourtant c’est déjà pas mal, six. Les playmates, particulièrement celles d’avant 1990, représentent toutes un fantasme érotique masculin plus ou moins commun, et plus ou moins explicite: la mutine seins nus au bord de la piscine, la langoureuse qui s’apprête à faire une sieste -voire plus si affinités- alanguie sur son canapé, l’exhibitionniste qui se déshabille dans sa salle de bains, portes grandes ouvertes, l’ingénue qui, en pleine nature, a enlevé le haut parce qu’il faisait trop chaud, etc., etc. Ici on est dans la mise en scène du fantasme du sexe avec des jumelles. C’est un fantasme masculin qui m’a toujours interrogé, notamment car il est très difficilement réalisable.(…) »

Lire la suite dans le PLAYBOY France de mars 2018.

La Marche du Sexe – Causette

« Vous savez comme les gens sont beaux la nuit », dit Alexandre, le personnage de La Maman et la putain de Jean Eustache, joué par Jean-Pierre Léaud. Dorothée, 36 ans, est belle de jour comme de nuit. C’est une noctambule, un oiseau de nuit, qui pourtant a un travail diurne. Elle est directrice évènementielle. Qu’il soit midi ou minuit, elle porte le même « uniforme » : rouge à lèvres couleur carmin, eye-liner noir, tenues disco-eighties. On la croise, certains jours, plus « cernée » que d’autres. Ces jours-là, on devine qu’elle a usé le sol des dance-floors jusqu’à point d’heure. Le soir de notre « marche du sexe », il vente, il pleut, il fait extrêmement froid. Nous commençons quelques minutes à marcher dans la ville, mais grelottons. Nous décidons de nous réfugier, très rapidement, dans un bar. Au départ je suis déçue : le principe de la marche du sexe, c’est de marcher, pas d’être accoudées à un zinc ! Mais quand on discute avec Dorothée, il y a toujours du mouvement. Sa voix grave nous transporte dans une vie agitée, joyeuse, et curieuse. Je la suis au bout de sa nuit.

Lire l’interview dans le Causette daté de mars 2018.